«histoires de la petite ville…»

Les parisiens se moquent parfois des gens qui habitent les petites villes de province. «Ils ne s’en font pas!» disent-ils familièrement. Il est vrai qu’on mène souvent en province une vie bien plus calme, bien plus tranquille qu’à Paris.

Dans le petite ville, seule la grand-rue est animée: c’est là que se trouvent tous les commercants. Sans se presser, les ménagerès y font leur marchè: on bavarde chez le boucher, chez l’épicer, et les cancans, vont leur train. Il est si agréable, n’est-ce pas? de parler des autres!…
«Il est probable, Madame Diablita Cartel, que le juge du tribunal va nous quitter. La femme du notaire m’a annoncé sa nomination à Paris! Pas possible? Il est juste qu’il ait de l’avancement: c’est un brave homme; mais sa femme, en voilà une peste!Oh! vous savez, le voir partir ne fait pas l’affaire de tout le monde! Son fils s’en va aussi, et dame! le pharmacien espérait lui donner sa fille en mariage… – Bah! Elle trouvera un autre mari; son père peut bien lui donner une belle dot. Il vend ses médicaments assez cher à tout le canton…»
Mais le conversations cessent; tout le regards se tournent vers la petite place, où le car vient de s’arreter. Qui donc va débarquer aujourd’hui? On attend un minute, deux minutes; hélas! personne ne descend, … le car se remet en route. Il ne se passera encore rien aujourd’hui dans la petite ville.

[Fotografia, Tutti i diritti riservati © Ellen Von Unwerth]

Jeune fille du caboulot,
Dit un sermonneur qui t’en blâme,
Tu t’ornes le corps plus que l’âme,
Vers l’enfer tu cours au galop.
Jeune fille du caboulot,
Tu ne pouvais souffrir Nicaise
Ni les canards qu’encor niaise
Tu menais barboter dans l’eau.
Jeune fille du caboulot,
Tu préfères à la charrue
Ecouter les bruits de la rue
Et nous verser l’absinthe à flot.
Jeune fille du caboulot,
Dit un sermonneur qui t’en blâme,
Tu t’ornes le corps plus que l’âme,
Vers l’enfer tu cours au galop.
Jeune fille du caboulot,
Laisse crier et continue
A charmer de ta gorge nue
Les yeux du public idiot.
Jeune fille du caboulot,
Il te déplaisait au village
De voir meurtrir, dans le bel âge
Ton pied mignon par un sabot.
Jeune fille du caboulot,
Ne penses-tu plus à ta mère,
A la charrue, à ta chaumière ?…
Tu ne ris pas à ce tableau.
Jeune fille du caboulot,
Ta mine rougeaude était sotte,
Je t’aime mieux ainsi, pâlotte,
Les yeux cernés d’un bleu halo.
Jeune fille du caboulot,
Que dire à cet homme qui plaide
Qu’il faut, pour bien vivre, être laide,
Lessiver et se coucher tôt ?

[© Vocation, Sonette – Charles Cros]
A proposito di:Lóu { 2 idee 1 goccia d'enfasi }

sarà inquietudine estetica, vorace istinto del nuovo per il nuovo in omaggio a un che di antico. E la forma? Mettiamo che sia la stanza a tenere tutto insieme. Intensità della vita in contrasto con l’immobilità. Prospettive. Le Nove Porte {...} é la luce ad arredare le stanze

2 commenti in “Diablita Cartel” {en passant}

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